Blog
Test & avis : Salomon S/LAB Phantasm 3
Tout le monde connaît la marque SALOMON dans le trail et l’outdoor, mais trop peu de coureurs l’assimilent encore comme une marque de référence pour la course sur route. Et pourtant, la marque basée en France à Annecy dispose de sérieux produits comme la Aero Glide pour l’entraînement quotidien ou encore la S/LAB Phantasm pour la compétition sur route. Dans cet article, justement, on va vous donner notre état des lieux de la troisième génération de la franchise S/LAB Phantasm. Sa première génération n’était pas à la hauteur, sa deuxième était excellente, mais comment se place sa troisième ? Réponses dans les lignes ci-dessous.
|
DROP |
6 milimètres |
|
POIDS |
174 grammes |
|
TYPE DE COUREUR |
Coureurs confirmés à la recherche de performance |
|
TYPE DE CHAUSSURE |
Compétition du 5 kilomètres jusqu'au marathon |
|
PLAQUE CARBONE |
OUI |
|
PRIX DE VENTE |
280 euros |
|
DISPONIBILITÉ |
|
|
TAILLANT |
Taille normalement, prendre votre pointure habituelle (US) |
Empeigne (partie supérieure qui enveloppe le pied) :
Amorti :
Semelle extérieure :
3 choses marquantes concernant la Salomon S/LAB Phantasm 3 :

Une chaussure taillée pour le semi-marathon et le marathon !
SALOMON a besoin de visibilité sur la route. C’est pour cette raison qu’il fallait taper fort pour le lancement de cette troisième génération, d’où la guêtre placée sur la chaussure donnant un aspect futuriste et aérodynamique à la chaussure. En pratique à pleine vitesse : clairement, on ne sent pas la différence. Mais c’est joli et atypique, donc on valide. En revanche, ce n’est absolument pas pratique pour faire les lacets. Car, oui, vous avez été nombreux à nous poser la question, mais la chaussure possède bien des lacets placés en-dessous de la guêtre. Et ils ne sont pas faciles à nouer, tout comme cela rend la chaussure plus difficile à enfiler. C’était les points faibles à signaler. En dehors de cela, la marque fait clairement mieux en terme de performance que son modèle précédent. Le modèle est plus léger de 33 grammes, la mousse renvoie encore davantage et l’économie musculaire s’améliore encore. Si la deuxième génération était davantage un modèle pour le 10 kilomètres, celle-ci s’oriente principalement semi-marathon et marathon. Car l’amorti est moins réactif, mais elle est plus confortable et avec une meilleure économie musculaire.

Les caractéristiques de la chaussure :
Cette SALOMON S/LAB Phantasm 3 possède bien entendu une plaque en fibre de carbone sur toute la longueur de la semelle. La géométrie et orientation de celle-ci a été réajustée par rapport à la génération précédente afin d’améliorer son rendement et sa sensation de propulsion : c’est une chose réussie. Elle reste dans tous les cas un modèle adapté à un public de coureur qui vise la performance et le meilleur chrono possible sur les distances route. Un coureur loisir ayant des allures course supérieures à 4:15/KM, n’aura aucun intérêt, ni bénéfices à se procurer un modèle comme celui-ci. On a couru uniquement à l’entraînement avec pour le moment notamment sur nos allures spécifiques 10K à marathon, mais on sent clairement que c’est lorsqu’on « appuie » et que la cadence s’accélère qu’elle est la plus efficace. C’est à souligner également, mais on constate une usure esthétique assez rapide de la semelle, après seulement quelques séances. A ce prix-là, ça peut être dérangeant, même si cela n’affecte pas pour autant la performance.

Le ressenti détaillé de Julian :
« Sortie longue, séance piste, seuil et séance 10KM. J’ai balayé tous les registres afin de me faire un avis le plus ciblé possible. C’est sur le long et les allures semi et marathon que j’ai le plus apprécié la chaussure. Les sensations de course sont confortables, le pied est bien maintenu et on ressent une bonne économie musculaire pendant l’effort, qui rend celui-ci plus supportable et moins exigeant que d’autres modèles (Nike Vaporfly, Mizuno Hyperwarp Pure ou PUMA Fast-R 3). Conquis en apparence par la guêtre qui enveloppe le pied, je ne lui ai pas trouvé une grande utilité dans l’effort. J’ai un peu moins apprécié les sensations sur les séances piste qui nécessite d’avoir davantage de « pied » et donc un amorti plus réactif. C’est donc clairement un modèle que je choisirai de porter sur semi-marathon et marathon, mais pas sur 5 ou 10 kilomètres. »
Les points à retenir de cette S/LAB Phantasm 3 :

En comparaison à la concurrence :
On va poser clairement les choses, SALOMON est largement au niveau de la concurrence sur le marché. Que vous courriez avec ce modèle ou un autre top modèle carbone du marché (Metaspeed, Alphafly, Cielo X ou autre), vous ne verrez aucune véritable différence en terme de performance pure. Le reste se joue à des détails et dépend principalement de vos sensations propres, de votre manière de courir et vos préférences en terme d’amorti. Si vous préférez un amorti relativement ferme, réactif et stable : passez votre chemin ce n’est pas spécialement le cas ici. L’amorti tend davantage vers le moelleux (toute proportion gardée), avec une bonne sensation de rebond et pas forcément la meilleure stabilité du pied. Son accroche et adhérence sur la semelle extérieure sont en revanche un excellent point, au-dessus de certains de ses concurrentes sur le marché.

Quelles différences par rapport à la génération précédente :
Salomon n’a pas forcément révolutionné ce modèle, mais l’a simplement amélioré et rendu plus performant qu’avant. Deux années se sont écoulées entre la deuxième et la troisième génération, le temps de bien faire les choses, de tester, d’évaluer et de proposer un meilleur produit. La chaussure est plus légère, son drop est passé de 9 millimètres à 6 millimètres, l’épaisseur de l’amorti également et le positionnement de la plaque carbone a été revu. Si vous avez couru avec la version 2, vous verrez clairement une différence avec cette génération, et on peut s’en trop s’avancer, vous garantir que vous allez préférer cette nouvelle génération.
NOS CONSEILS ROTATION CHAUSSURES CHEZ SALOMON :
La rotation chaussure consiste à utiliser différents modèles dans votre semaine d’entraînement. C’est quelque chose que l’on recommande si vous êtes un profil axé performance et que vous courez + de 4 fois par semaine :
S/LAB Phantasm 3 (compétition sur route) – Aero Glide 4 (polyvalence et confort) – Aero Blaze 3 (polyvalence et légèreté)
Avis général sur la chaussure
On le sait, c’est assez rare que vous lisiez ici un avis négatif sur une chaussure et sans surprise, ça ne sera à nouveau pas le cas pour ce modèle qui est une réussite à nos yeux. En dehors de son prix de vente qu’on juge élevé et de la détérioration esthétique assez rapide de la semelle, cette S/LAB Phantasm 3 a tous les éléments des meilleures chaussures à plaque carbone du marché. On l’a définit davantage comme une chaussure axée semi-marathon et marathon, mais absolument rien ne vous empêche de courir avec sur 5 ou 10 kilomètres, bien au contraire. Vous allez adorer son design futuriste et tape à l’oeil, sa sensation de propulsion vers l’avant et son économie musculaire pendant l’effort. Pas étonnant de voir Guillaume Ruel (recordman de France du 100 kilomètres en 6H13’32) courir avec sur sorties spécifiques et longues au quotidien, car elle coche toutes les cases pour être performante sur la longue distance.
Points Forts
- Amorti rebondissant et sensation de propulsion vers l’avant
- Design atypique et futuriste
- Bonne économie musculaire
- Excellente adhérence peu importe la météo
Points faibles
- Prix de vente élevé
- Stabilité du pied limité
- Usure esthétique rapide de la semelle